
Chaque image compte. J’ai choisi de vous proposer la photographie argentique car le rendu est unique et ce n’est pas seulement le grain ou les couleurs. C’est cette sensation que l’image existe en dehors du temps. Comme si elle avait déjà une histoire. Comme si elle appartenait autant au passé qu’au présent. C’est difficile à expliquer, mais lorsqu’on regarde une photo argentique, on ne la « consomme » pas de la même façon. On s’y attarde.. Photographier en argentique, c’est accepter que tout ne soit pas parfaitement maîtrisé. On observe davantage, on attend la bonne lumière, le bon geste, l’émotion juste. Puis on déclenche. Et c’est justement dans cette spontanéité que je trouve la plus grande beauté. La photographie argentique se différencie techniquement du numérique. Cela prend plus de temps, ça implique le développement des pellicules puis du tirage dans un laboratoire et enfin l’éventuelle numérisation des photos.
Au fond, l’argentique ressemble à ma façon de photographier : prendre le temps, faire confiance à l’instant et raconter ce qui est vrai, plutôt que ce qui est parfait. L’argentique m’a appris à faire confiance à l’instant plutôt qu’à la perfection.


